Guy Coulombe : Lauréat de 2004
Hommage à M. Guy Coulombe, fonctionnaire exceptionnel, à Rideau Hall
OTTAWA, Le 26 janvier 2005 – M. Guy Coulombe, un fonctionnaire décrit comme « l’homme des missions hardies et des tâches impossibles » et qui a travaillé pour le plus grand bien de sa ville, de sa province et de son pays pendant plus de 40 ans, a reçu le plus grand honneur décerné dans la fonction publique au Canada.
Au nom de la Gouverneure-général Mme Adrienne Clarkson, la très honorable Beverley McLachlin, Juge en chef du Canada, a présenté la Médaille Vanier de l’Institut d’administration publique du Canada aujourd’hui à Rideau Hall.
Tout au long de son illustre carrière d’administrateur public, M. Coulombe a souvent été appelé pour répondre à des situations compliquées ou difficiles. Sa passion pour son travail et son expertise professionnelle ont mené à plusieurs réformes, restructurations et modernisations du secteur public.
La présidente de l’IAPC, Mme Jocelyn Soulière, a fait remarquer que Guy Coulombe est l’un des rares fonctionnaires à avoir travaillé aux trois paliers de gouvernement. « Il est un des grands fonctionnaires» a-t-elle dit. « Un homme de valeurs et de priorités, un administrateur public de la plus grande intégrité. Mais Guy Coulombe est plus encore : Il est un bâtisseur, un leader, et un modèle pour nous tous. »
M. Guy Coulombe commença sa carrière au Gouvernement du Québec, passa au Gouvernement du Canada, puis revint à Québec ou il accéda aux postes de secrétaire général du Conseil exécutif du Québec et directeur général de la Ville de Montréal. (Voir le document d’information ci-joint.)
M. Coulombe est le 43e lauréat de la Médaille Vanier, présentée pour la première fois en 1962 en hommage au deuxième Gouverneur général canadien, le très honorable Georges-P. Vanier. Cette récompense est remise tous les ans par l’IAPC à un fonctionnaire hors pair qui a fait une contribution singulièrement importante à l’administration publique au Canada.
Organisme à but non lucratif créé en 1947, l'Institut d'administration publique du Canada s'intéresse autant à la théorie qu’à la pratique de la gestion publique. Il se penche notamment sur la question de la gouvernance, du niveau mondial au niveau local. Établi à Toronto, l'IAPC comprend 17 groupes régionaux qui favorisent la création de réseaux et de forums permettant l'échange d'idées sur les tendances, les pratiques et les innovations dans le secteur de l'administration publique.
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Patrice Dutil, Directeur de recherche, IAPC, 416-924-8787, pdutil@iapc.ca
Document d’information
Au début des années 1960, Guy Coulombe a commencé sa carrière à titre de promoteur immobilier en chef au Bureau d’aménagement de l’Est du Québec (BAEQ). Sous sa direction, le BAEQ a conçu un plan de développement régional pour l’Est du Québec. À la suite de ce plan de développement régional, le gouvernement du Québec à créé l’Office de planification et de développement du Québec et nommé M. Coulombe directeur du développement régional. À ce poste, M. Coulombe a mis en place une série de programmes propres au secteur, dont l’influence est encore ressentie aujourd’hui dans plusieurs ministères.
En 1969, M. Coulombe passa au gouvernement du Canada où il assuma le poste de sous-ministre adjoint, Planification et Finances, au ministère des Approvisionnements et Services. Dans cette position il s’est vite distingué en tant qu’expert à la planification de politiques stratégiques.
Au début des années 1970, au cœur de la révolution tranquille, Guy Coulombe retourna au gouvernement du Québec où il a aidé à révolutionner la fonction publique. De 1970 à 1978, il a été consécutivement secrétaire adjoint et secrétaire du Conseil du Trésor ainsi que Secrétaire général du Conseil exécutif. Pendant cette période, M. Coulombe a participé à la rationalisation et à la planification des affaires gouvernementales. Il est l’auteur d’une approche de planification stratégique pour l’établissement du budget du Québec. Il a mis en place un cadre pour le renouvellement du cheminement de carrière de jeunes professionnels de la fonction publique. Ce programme, qui a pour but principal d’augmenter le nombre de femmes dans l’administration publique, existe encore aujourd’hui.
Il s’est ensuite penché vers les agences de la couronne qui étaient en difficulté. En 1978, la Société générale de financement (SGF) connaissant des moments difficiles. M. Coulombe a relevé le défi de la gérer. Grâce au concours d’une solide équipe, il a restauré la santé financière de cette société publique. En l’espace de trois ans, la société était de nouveau rentable.
En 1982, Premier ministre René Lévesque lui demanda d’être le chef de la direction générale de l’Hydro-Québec au moment où la société d’État vedette faisait face à des défis importants. Avec la fin de son mandat en 1988, M. Coulombe léguait à Hydro-Québec un mandat clair et les outils nécessaires pour le rejoindre.
Au cours des sept années qui ont suivi, M. Coulombe s’est consacré au développement de Montréal. Il a été nommé chef de la direction générale de la Société du centre des conférences internationales de Montréal au sein de laquelle, grâce au soutien des parties intéressées au développement économique et en collaboration avec les municipalités, il a établi une section vitale de l’infrastructure du tourisme au Québec
En 1996, un nouveau défi important l’attendait, à savoir la restructuration de la Sûreté du Québec. Cette organisation avait été très secouée par les conclusions d’une commission d’enquête sur les actions et les politiques de la Sûreté. M. Coulombe a su rationaliser l’organisation et décentraliser les responsabilités, signer des contrats régionaux, négocier des conventions collectives et établir des équipes régionales d’urgence.
Finalement, en 1999, Pierre Bourque, alors maire de Montréal, fit appel à M. Coulombe pour exécuter les changements exigés par la création de la nouvelle ville de Montréal, adapter sa culture de l’administration publique aux nouvelles réalités, et déterminer les priorités. Guy Coulombe a été directeur général de la Ville de Montréal jusqu’en 2003.
En dehors de ses activités professionnelles, M. Coulombe a dirigé une campagne de financement pour l’Université de Québec et il a travaillé activement à la restructuration financière du journal Le Devoir.







