Nouvelles : L’IAPC remet le premier prix à un projet innovant
qui soutient les efforts du Canada de protection de l’environnement
28 août 2008
Québec, le 28 août 2008 – Le Service canadien des forêts de Ressources naturelles Canada (RNCan) a remporté l’un des prix les plus prestigieux du secteur public canadien pour son travail d’avant-garde en matière de durabilité des forêts.
L’Institut d’administration publique du Canada (IAPC) a présenté aujourd’hui à RNCan la Palme d’or du concours de 2008 du Prix IAPC pour gestion innovatrice. Le prix souligne la création d’un modèle du bilan du carbone par l’équipe dirigée par le Dr Werner Kurz. Le Dr Kurz est un scientifique de renommée internationale et un membre du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (lauréat du prix Nobel de la paix 2007). Son équipe a joué un rôle prépondérant dans l’élaboration de la politique nationale sur les forêts et l’atténuation des changements climatiques ainsi que des politiques forestières provinciales en matière de gestion du carbone et d’échange de crédits d’émission.
Les grands progrès scientifiques sont le fruit de l’imagination et de l’innovation. En ce sens, le modèle de bilan du carbone de RNCan est une plate-forme unique pour enrichir nos connaissances scientifiques et notre compréhension de la gestion des forêts. C’est un outil qui permet de quantifier, de surveiller, de communiquer et de prévoir le bilan des gaz à effet de serre du vaste et complexe écosystème forestier canadien, ainsi que d’évaluer les différentes options stratégiques. Il est efficace, parce qu’il permet de sensibiliser la scène internationale aux stocks de carbone forestier du Canada. Les résultats scientifiques appuient directement les décisions stratégiques du Canada.
De nos jours, on s’attend à ce que le secteur public fasse preuve d’excellence et d’innovation. À l’occasion de son 60e congrès annuel, organisé sous le thème « Un monde nouveau… une société nouvelle… une administration publique renouvelée », l’IAPC a aussi souligné les mérites d’autres organismes du secteur public qui ont fait preuve d’innovation et qui ont mis en place des initiatives d’écologisation et de développement durable.
Le Prix IAPC 2008 pour gestion innovatrice a permis de constater que les organismes gouvernementaux, tant fédéraux que provinciaux, territoriaux et municipaux, prennent conscience du fait que les fonctionnaires, les entreprises et le grand public sont engagés ensemble dans le virage écologique. Il témoigne de l’importance de l’innovation et d’une volonté ardente d’écologisation des gouvernements.
« Du concept à la planification et à l'exécution, ces projets sont exemplaires, affirme Pierre Renaud, président du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) et président du jury. Les lauréats des prix de l'IAPC pour l'innovation ont gagné le respect de leurs pairs et méritent aussi celui du public. Ces organismes accomplissent ce que chaque citoyen attend du secteur public : ils font du Canada un meilleur endroit où vivre et travailler pour l’ensemble des Canadiens. »
Créé en 1990, le Prix IAPC pour gestion innovatrice reconnaît et encourage la gestion exceptionnelle au sein du secteur public canadien. Il est commandité par IBM Canada et par KPMG. Le concours de 2008 avait pour thème « Innovations en écologisation ».
L'IAPC a constitué une base de données de tous les projets candidats, consultable au http://www.iapc.ca/Innovation, de manière à faciliter l'accès facilement au grand nombre d'idées suscitées par ce concours.
Les lauréats
Innovation Place, de la Saskatchewan, et Travaux publics et Services gouvernementaux Canada ont remporté ex æquo la Palme d’argent pour leurs projets de construction qui ont mis l’accent sur les pratiques de développement durable dans l’aménagement de bâtiments destinés à des clients ou à des centaines d’employés de ministères et organismes fédéraux.
L’édifice Normand‑Maurice, situé au centre‑ville de Montréal, intègre depuis le début les pratiques exemplaires, que ce soit pour la démolition de l’ancienne fonderie, la décontamination du site, la conception du bâtiment ou sa construction, ou en ce qui concerne ses méthodes d’exploitation. La conception a été réalisée de façon à optimiser toutes les composantes de l’édifice par la réduction de la consommation d’énergie et d’eau, l’augmentation de la lumière naturelle et de la ventilation et l’utilisation de matériaux de construction recyclables et réutilisables. À titre d’exemple, il est équipé d’une réserve thermique qui emmagasine l’énergie produite au cours de la nuit pour la redistribuer durant le jour. Une toiture verte composée de plantes indigènes ne nécessitant aucun arrosage a été combinée à une membrane de toiture inversée de couleur blanche pour réduire l’effet d’îlot thermique. Le projet est en cours d’évaluation en vue d’obtenir la certification Or de LEEDMD.
Grâce à une stratégie de gestion intégrée pour la construction du Centre forestier de la ville de Prince Albert, Innovation Place a pu adopter de nouvelles technologies écologiques et des solutions novatrices afin d’atténuer l’impact environnemental associé à la conception, à la construction et à l’exploitation des grands immeubles commerciaux.
Le Centre forestier de Prince Albert a été le premier immeuble certifié LEEDMD en Saskatchewan et fait partie de la courte liste des sept immeubles certifiés Or dans les provinces des Prairies – et tout cela s’est fait sans frais de construction additionnels. Ce centre a permis d’obtenir des économies d’énergie de 50,4 % tout en assurant un afflux d’air entièrement neuf à ses occupants. En 2007, le Centre forestier est devenu le deuxième immeuble de la province à recevoir la certification Visez vert Plus de l'Association des propriétaires et administrateurs d'immeubles (BOMA). Innovation Place possède désormais douze immeubles qui détiennent cette certification.
Le jury a estimé que ces projets de construction étaient représentatifs d’une conception exceptionnelle inspirée par un sens marqué du leadership, de l’innovation et de l’accomplissement.
La Palme de bronze a été décernée au gouvernement de la Colombie‑Britannique pour l’instauration d’une mentalité écologique dans le secteur public. Dans toute vague d’innovation, il y a des meneurs et des suiveurs. En réponse à l’urgence que constitue la crise du changement climatique, la Colombie‑Britannique a adopté de nouvelles lois fixant les objectifs de réduction des gaz à effet de serre les plus audacieux de tout l’Amérique du Nord.
L’ensemble des organismes et des activités du secteur public devront atteindre l’objectif de « carbone zéro » d’ici 2010. Tous les employés devront indiquer avec précision quelles sont leurs émissions de gaz à effet de serre « habituelles », travailler avec acharnement à réduire le plus possible ces émissions et prendre la responsabilité d’adopter des mesures de compensation pour les émissions restantes.
La Colombie‑Britannique prêche par l’exemple en instaurant une taxe sur les émissions carboniques, en augmentant le coût des émissions de carbone avec le temps, en adoptant les mêmes normes d’efficacité du carburant des voitures que la Californie et en proposant aux employés du secteur public des changements tangibles qu’ils peuvent effectuer. La province compte ainsi réduire ses émissions de gaz à effet de serre, économiser de l’énergie et abaisser ses coûts. D’ici 2010, ce sont près de deux millions de personnes, soit environ la moitié de la population de la Colombie‑Britannique, qui travailleront et étudieront dans des établissements « carboneutres ».
Voici les quatre autres finalistes du concours 2008 :
- Fredericton cherche à devenir la première ville canadienne à atteindre les objectifs de Kyoto en matière de réduction des gaz à effet de serre et à réduire ses émissions de GES de 20 % d’ici 2010. Pensons vert, la campagne de réduction des gaz à effet de serre de la ville, est une initiative d’éducation et d’incitation des résidents et des entreprises à réduire les émissions provenant de sources communautaires. Une vaste entreprise de réhabilitation thermique des bâtiments municipaux, l’utilisation exclusive de feux de circulation à DEL et un programme de compostage pour obtenir de la terre végétale municipale produite à Fredericton ne sont que quelques exemples d’initiatives écoénergétiques et écologiques qui ont été mises en place. L’innovation à l’échelle locale contribue aux efforts de protection de l’environnement.
- Les ministères Éducation, Citoyenneté et Jeunesse et Enseignement postsecondaire et Alphabétisation du Manitoba ont été nominés pour leur leadership sur les scènes régionale, nationale et internationale en faveur de l’avancement de la sensibilisation au développement durable. Le Manitoba a reconnu que l’éducation était un moteur de changement crucial en ce qui concerne la durabilité et afin de modifier les comportements et les habitudes des citoyens. Les services pédagogiques de la province ont joué un rôle primordial en orientant les autres provinces et en leur faisant la démonstration de toutes les activités éducatives des élèves et des parents.
- L’Agence de la fonction publique du Canada (AFPC) met de l’avant un projet de réutilisation du papier pulvérisé. Chaque année, l’AFPC, le Conseil du Trésor du Canada et le ministère des Finances envoient à la décharge plus de 100 tonnes de documents ayant été finement déchiquetés à des fins de compostage. Des recherches ont montré que le papier pulvérisé se transforme en compost lorsqu’il est mélangé à une matière organique telle que le fumier, et qu’il peut être utilisé comme produit de litière dans les écuries. Le projet pourrait bien devenir une source de recouvrement des coûts, de revenus et de bienfaits importants pour la santé des animaux.
- La Corporation manitobaine des loteries (MLC), une société d’État provinciale dont le siège se trouve à Winnipeg et qui compte plus de 1 600 employés, a transformé la fonction financière en intégrant la performance environnementale dans les affaires. En se penchant sur ses processus financiers et son expertise, de la conception à la production, l’acquisition, l’utilisation et la disposition, la MLC a créé une demande pour un approvisionnement écologique. La mentalité écologique est maintenant solidement ancrée à la MLC.
Outre Pierre Renaud, les membres du jury étaient les suivants :
- Hugh MacLeod, sous‑ministre délégué, Secrétariat du changement climatique de l’Ontario
- David Schellenberg, directeur général, Changement climatique et Services environnementaux, Nouveau‑Brunswick
- Craig Fossay, associé, Services‑conseils, Amélioration des opérations, KPMG s.r.l.
Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
Institut d’administration publique du Canada
Gabriel F. Sékaly
Chef de la direction générale
416-924-8787, poste 230
gsekaly@ipac.ca
www.ipac.ca












