IAPC - l'Institut d'administration publique

Historique de l'IAPC

L’Institut d’administration publique du Canada a été fondé le 15 décembre 1947, au moment où le pays sortait de la crise économique et de la Deuxième Guerre mondiale. L’idée d’une telle association a pris naissance parmi un groupe de hauts fonctionnaires fédéraux et provinciaux qui souhaitaient créer un organisme favorisant une administration publique de qualité au Canada. Le premier congrès national a eu lieu dans la ville de Québec, en 1949.

Dès sa fondation, l’IAPC s’est concentré sur la recherche, le développement et le réseautage international. Il a cherché à étendre ses activités dans l’ensemble du pays, à tous les ordres de gouvernement ainsi que dans le milieu universitaire. L’Institut a accordé une place de choix à la représentation régionale, et les groupes régionaux qui ont vu le jour dans les années 1950 ont rendu possible l’échange informel d’idées et le partage d’expériences diverses.

Les gouvernements ont commencé à soutenir financièrement l’IAPC en témoignage de leur appréciation pour le travail accompli. Le premier employé permanent était engagé à la fin des années 1950 et, en 1958, la revue Administration publique du Canada était publiée pour la première fois.

Un financement stable étant désormais assuré, l’IAPC a pu concentrer des efforts soutenus sur la recherche en administration publique. Des séminaires ont été organisés et les actes des conférences, publiés. Les premiers ouvrages de la Collection Administration publique canadienne ont commencé à paraître. Cette collection, qui porte sur la politique et la gestion publiques, compte aujourd’hui plus de 30 volumes. Ces initiatives ont été suivies de la parution d’une bibliographie, avec suppléments bisannuels, et de l’élaboration d’un programme d’études de cas en administration publique. Au cours de la décennie 1970 était lancée une collection de monographies, qui comporte aujourd’hui une vingtaine de livres.

Cette période a aussi vu évoluer la structure et le mode de fonctionnement de l’IAPC. Durant les années 1960 et 1970, les groupes régionaux se sont multipliés et leurs dirigeants ont exprimé le désir de participer davantage à la conduite des affaires de l’Institut. L’ancien système à deux niveaux, dont le fonctionnement était devenu lourd, a été remplacé par un comité exécutif à un seul palier. La moitié des membres sont élus à l’échelle nationale et l’autre moitié est composée de représentants de chacun des groupes régionaux.

Au cours des années 1980, les activités de recherche de l’IAPC ont connu une réorientation importante. L’Institut a mis au premier plan les aspects pratiques de la gestion publique, notamment en faisant paraître une Déclaration de principes concernant la conduite des employés du secteur public. Les idées abordées dans cet énoncé ont été développées par la suite dans un livre à succès intitulé The Responsible Public Servant, réédité huit fois depuis 1990. L’importance désormais accordée, dans les années 1980, aux questions de gestion publique a donné lieu à la création de groupes d’étude. En effet, des équipes réunissant des praticiens et des théoriciens ont été formées pour se pencher sur des questions d’intérêt et des sujets d’actualité. Puisant leur inspiration dans ce vaste laboratoire que constitue l’administration publique canadienne aux divers paliers de gouvernement, ces groupes d’étude ont adopté, dans l’ensemble, une approche comparative. Ils ont peu à peu évolué vers la «recherche-action», menée dans le cadre de tables rondes, de séminaires ou de forums divers et impliquant des partenariats avec des fonctionnaires, des universitaires, des représentants du secteur privé et d’organismes à but non lucratif.

L’année 1990 s’est avérée particulièrement cruciale pour l’IAPC. Le thème de la gestion publique, développé au cours de la décennie 1980, a culminé cette année-là avec le lancement du magazine Management et Secteur public et la création du Prix IAPC pour gestion innovatrice. Parmi les plus appréciés de l’Institut, ce prix, destiné à honorer des initiatives particulièrement novatrices, stimule la recherche, les idées nouvelles et les pratiques exemplaires.

L’année 1990 marque aussi une étape importante dans l’histoire de l’IAPC à cause du thème choisi pour le congrès annuel qui devait avoir lieu dans la ville de Québec : «L’impact de l’internationalisation sur l’administration publique». Ce thème faisait écho à l’engagement de l’IAPC sur la scène internationale et à l’aide apportée à divers pays pour relever les défis posés par la gestion publique. En collaboration avec l’Agence canadienne de développement international, l’IAPC est intervenu de plus en plus activement pour profiter la communauté internationale de son expertise en matière d’administration publique. Depuis 1992, divers programmes ont été mis en place en Europe de l’Est, en Europe centrale, en Asie, en Afrique et dans les Amériques.

Durant la décennie 1990, l’IAPC a concentré ses efforts sur la reddition de comptes et la régie interne de même que sur l’amélioration des services aux membres. Il en est résulté une rationalisation de la structure de direction et des comités, ainsi que l’adoption d’un plan de travail réfléchi. Un nouvel organe directeur, le conseil d’administration, qui a remplacé l’ancien comité exécutif, est composé principalement de représentants des groupes régionaux. Ces modifications apportées à la structure de l’autorité ont permis à l’IAPC de miser sur le travail des groupes régionaux et de maintenir sa mission en favorisant la participation active des fonctionnaires et des universitaires dans chaque région du pays.

L’histoire de l’IAPC explique pourquoi l’Institut est aujourd’hui à l’avant-garde de la recherche en administration publique au Canada. Cet organisme, soucieux de répondre aux besoins de ses membres et ouvert aux partenariats, se veut de nature pragmatique. Dès le début, l’IAPC a pu compter sur le dévouement et la générosité de ses bénévoles, dont le travail a toujours représenté un atout inestimable. Nous avons bon espoir que les prochaines générations de bénévoles sauront, grâce à leur participation enthousiaste, contribuer au succès de l’Institut tout au long du XXI e siècle.

Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter les documents suivants :

V. Seymour Wilson, D’une grande valeur pour beaucoup : L’Institut d’administration publique du Canada, 1947-1997 (IAPC, 1997);

Laura Freeman et Joseph Galimberti, «The Institute of Public Administration of Canada» dans Public Administration and Public Management: Experiences in Canada publié sous la direction de Jacques Bourgault, Maurice Demers et Cynthia Williams (Les publications du Québec, 1997).

Voir également la vidéo tournée à l’occasion du 50e anniversaire de l’Institut : «IPAC: Reflection et Vision: 50 ans d’administration publique au Canada» (IAPC, 1997).