Communiqué
Toronto, le 15 décembre 2009
Comment l’idée du Ombudsman a-t-elle été élaborée au Canada et a-t-elle permis d’améliorer la fonction publique ? Pour répondre à ces questions et d’autres, l’Institut d’administration publique du Canada (IAPC) est fier d’annoncer la parution d’une nouvelle publication sous la direction du Professeur Stewart Hyson, Provincial and Territorial Ombudsman Offices in Canada [Les bureaux provinciaux et territoriaux de l’Ombudsman au Canada].
L’Ombudsman est apparu dans les provinces vers la fin des années 1960 en complément à nos institutions démocratiques. Il avait pour but de défendre le citoyen, d’investiguer les plaintes afférentes à l’activité administrative de l’État.
« L’Ombudsman provincial et territorial au Canada » révèle les réussites et les limites du Bureau de l’Ombudsman. Dix études de cas sont consacrées aux origines, à l’évolution, au mandat, au volume de travail, au leadership, à la capacité organisationnelle et au rendement des bureaux. L’Ombudsman a évolué du rôle d’intermédiaire entre le public et l’état administratif, dirigeant les plaintes aux organes chargés de les traiter, au rôle plus proactif d’éduquer le public au sujet des procédures administratives et des questions d’approfondissement générales.
« Les membres de l’équipe ont été intéressés [à ce projet] du fait du caractère particulier de l’Ombudsman en tant qu’élément essentiel de l’administration démocratique au Canada », a dit le Professeur Hyson lors de son exposé au 61e Congrès annuel de l’IAPC à Fredericton. L’évolution de l’État, ainsi que la privatisation et la restructuration néolibérale, présenteront de nouveaux défis pour le Bureau de l’Ombudsman, « comme un plus grand nombre de services publics ne sera plus du ressort des mécanismes de responsabilité et de contrôle trouvés dans l’administration démocratique de l’État », de souligner le Professeur Hyson.
Le professeur Stewart Hyson est professeur adjoint au Département d’Histoire et de Politiques à l’Université du Nouveau-Brunswick, Saint-Jean. Le gouvernement canadien et l’élaboration des politiques, la politique et l’administration publique, les partis politiques et les élections, la corruption et l’éthique en politique et les politiques provinciales sont les domaines de recherche qui l’intéressent.
Sous la supervision du professeur Patrice Dutil, directeur de la Collection en management public et gouvernance de l’IAPC/IPAC Series in Public Management and Governance, cet ouvrage est publié par l’University of Toronto Press avec l’appui de l’École de la Fonction publique du Canada.
Fondé en 1947, l’Institut d’administration publique du Canada (IAPC) est une association dynamique qui se compose de membres et regroupe des fonctionnaires, des universitaires et des particuliers s’intéressant à la théorie et à la pratique de la gestion publique. Constitué de 17 groupes régionaux dans l’ensemble du Canada, l’IAPC favorise la création de réseaux de connaissances efficaces et se veut à l’avant-garde de la recherche en administration publique au Canada, poursuivant sa mission de promouvoir l’excellence dans la fonction publique. L’Institut exporte également avec succès dans le monde l’expertise canadienne en matière d’administration publique. Visitez notre site à www.iapc.ca .
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